« […], apprendre une langue, c’est décoder une danse de mots qui s’enchaînent à grande vitesse. Et pour ce faire, on doit s’approprier chaque mot, un à un : noms, adjectifs, adverbes, prépositions… et très vite se débrouiller pour conjuguer les verbes, ces vecteurs de l’action qui donnent vie au langage. Présent, imparfait, futur, conditionnel…

Apprendre une langue, c’est aussi se sentir maladroit, voire démuni, chaque fois qu’on doit ouvrir la bouche. C’est avancer à tâtons dans des conversations remplies d’incompréhensions. C’est parfois répondre oui à une question à laquelle on aurait voulu dire non. »

Extrait de la chronique Le language du monde, Annie Poitras, Jobboom, janvier 2009

 

Capture d’écran 2015-03-28 à 17.54.26VOYAGE INTROSPECTIF

  • Si vous effectuez un petit voyage introspectif sur votre parcours d’apprenant(e) du français au Québec, pouvez-vous affirmer qu’apprendre une langue, c’est changer de monde ?
  • Comment sortez-vous de votre expérience en/ du français ? grandi(e), enrichi(e), changé(e), déçu(e) ? Êtes-vous passé(e) par des moments de doute, de frustration, de déception, de joie, d’euphorie même ? À quels moments ? Quelles attitudes et stratégies avez-vous mises en place pour les dépasser ou les cultiver ?
  • Vous aviez un projet quand vous avez choisi de venir à Montréal et d’apprendre le français ou de poursuivre votre apprentissage du français. Avez-vous atteint vos objectifs ? Votre projet s’est-il transformé ? Avez-vous découvert des aspects de votre personnalité que vous ignoriez ? Quelle place y ont occupé les rencontres, l’espace géographique, l’atmosphère de la ville, la société québécoise, les langues et cultures par exemple ?
  • Après avoir lu la chronique d’Anne Poitras Le language du monde,  trouvez-vous des éléments de comparaison avec votre expérience d’immersion linguistique ? Comme l’auteure avez-vous vécu un choc culturel des plus troublants ? Avez-vous pris conscience du poids de votre langue maternelle (ou de vos langues maternelles), de votre culture, de vos groupes d’appartenance et de votre identité aux mille facettes depuis que vous êtes au Québec ?

 

Capture d’écran 2015-03-28 à 17.50.30 RÉALITÉ(S) D’APPRENANT(E) ET REFLEXIONS

Ce que je sais toutefois depuis que je suis ici […], c’est qu’une langue étrangère, c’est comme un mur entre nous et les autres, entre nous et la vie. Pour sortir de l’isolement, il n’y a pas d’autres choix que de l’escalader, comme on peut, à bout de bras, avec pour seul outil valable un bon vieux dictionnaire de poche.

Extrait de la chronique Le language du monde, Annie Poitras, Jobboom, janvier 2009

 

_Dossier Partagez-vous son point de vue ? Expliquez. Réfléchissez aussi à qui vous êtes et à qui vous êtes, peut-être, devenu(e) depuis que vous êtes ici.