Capture d’écran 2015-03-28 à 17.50.30Critique de film

Vous allez publier une critique personnelle du film Incendies dans le carnet culturel Impression du blogue-magazine legoutdufrancais.org afin de donner aux lecteurs un avant-goût de ce film.

Vous ferez  votre critique du film en général mais aussi, par exemple, des personnages, des thèmes développés, de l’interprétation des acteurs, des prises de vues, des effets spéciaux, de la bande sonore, etc. De plus, vous présenterez le film  de façon à partager vos impressions et votre opinion par des exemples bien choisis. Enfin, vous donnerez un titre à votre critique qui devrait attirer l’attention du lecteur.

    • 350 mots minimum

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2015-04-28 à 17.26.57 Activités de communication langagière et interculturelle

dans une perspective actionnelle 

 

Activités de production écrite

Production écrite : Écriture créative

Format de l’activité : Critiquer un film/ une pièce de théâtre dans un blogue-magazine

Descripteur CECR : Peut écrire des descriptions élaborées d’événements et d’expériences réels ou imaginaires en indiquant la relation entre les idées dans un texte articulé et en respectant les règles du genre en question. Peut écrire une critique de film, de livre ou de pièce de théâtre.

 

Stratégies

Planification

Descripteur CECR : Peut planifier ce qu’il faut dire et les moyens de le dire en tenant compte de l’effet à produire sur le(s) destinataire(s)

 

4 Reponses à CARNET Incendies – Le film

courtney.nelson@mail.mcgill.ca'

Courtney Nelson dit:

Incendies : L’amour peut toujours casser la haine

J’ai choisi d’aller au cinéma pour voir le film « Incendies. » Ce film est composé de quelques éléments et thèmes qui le rendent impossible à classifier dans un genre distinct. À mon avis, Incendies est un film de guerre et d’amour, un film dramatique et tragique, et un film émouvant et bouleversant, mais de plus, le thème de l’aventure qui est présent pendant le film est ce qui paralyse le spectateur au début du film et pour la durée du film.

Incendies présente l’histoire mystérieuse et compliquée de la famille Marwan. Quand la mère Narwal est morte, elle avait un message final pour ses jumeaux, Jeanne et Simon. Elle a souhaité qu’ils découvrent la vérité au sujet de sa vie et sa lutte, mais à condition qu’ils donnent une lettre à leur père soi-disant mort et à leur frère inconnu. Il faut que les jumeaux voyagent au Moyen-Orient pour retracer les pas de Narwal avant qu’ils puissent comprendre les implications de la mort de Narwal, et sa leçon qui a transcendé la guerre et la haine, une leçon d’amour et de
persévérance.

On peut comprendre l’importance de ce film et les nombreuses nominations pour les Prix (comme un Oscar) si on examine les thèmes du film. Le réalisateur a créé un film qui traite de plusieurs thèmes contemporains avant que les spectateurs comprennent les vraies significations des scènes. Les thèmes principaux sont les liens familiaux, les politiques religieuses et nationales, et, selon moi, le thème le plus important, le rapport entre la haine et l’amour. Par exemple, le réalisateur a choisi que ce film se passe dans un pays du Moyen-Orient auquel il manque un nom pour illustrer les conflits, violences, et expériences de Narwal et qui peut représenter des centaines d’autres. En plus, le rôle et l’attitude négative que Simon avait initialement envers sa mère « folle » par rapport à ce qu’il pense au dénouement du film représente un point important pour la tragédie qui s’est passée et quand les enfants se forgent des opinions avant qu’ils comprennent la lutte et la vraie histoire de leurs parents. Je crois que le choix d’utiliser « You and Whose Army ? » de Radiohead pour la bande sonore est un élément essentiel parce que la dramatisation de cette chanson a illustré la gravité du film dès la première scène.

C’est un film tragique et bouleversant… mais je suis sortie du cinéma avec de l’espoir : on découvrait l’histoire horrible de Narwal mais on découvrait aussi sa leçon ; une leçon sur comment persévérer et une leçon d’amour. Par conséquent, ce que les jumeaux découvraient pendant le film, on le découvrait aussi, en même temps, et l’on peut avoir une nouvelle approche de la vie comme eux.

tyler.mcnaughton@mail.mcgill.ca'

Tyler Mondor McNaughton dit:

Incendies : Le meilleur film de l’année ?

Dans le film Incendies, réalisé par Denis Villeneuve, on suit deux jumeaux, Simon et Jeanne dans leur quête pour trouver leur frère et leur père dans les déserts du Moyen-Orient. Au cours de cette quête, les jumeaux apprennent beaucoup plus du passé de leur mère que prévu. Ce film est composé d’un mélange parfait d’aventure, de tragédie, et du suspense.

Je crois que les lieux de ce film sont bien placés pour gagner un Oscar. Le début du film se situe à Montréal pendant l’hiver. Il fait froid et le ciel est gris. Après, quelques minutes, cependant, on est transporté dans les vastes déserts majestueux du Moyen-Orient. Ce cadre exotique nous donne la notion de l’aventure. De plus, la juxtaposition de deux cultures si différentes crée un contexte dynamique tout au long du film.

Le thème de ce film a un impact sur nous aussi profond que le cadre. À la fin d’Incendies, on découvre que le frère et le père de Jeanne et Simon sont la même personne. Ce thème-ci est bien connu dans le monde de la littérature, par exemple, dans la pièce grecque Œdipe roi. Le parallèle entre l’intrigue d’Incendies et les intrigues littéraires fait appel aux publics plus cultivés. Il donne à l’intrigue de ce film plus de crédibilité et il met l’accent sur le thème tragique de ce film.

Peut-être l’aspect le plus alléchant d’Incendies est-il le suspense. Du moment que Jeanne a décidé de voyager au Moyen-Orient pour chercher sa famille jusqu’au moment où Simon découvre le mystère de sa famille, Incendies nous tient en haleine. Le suspense est si fort et le mystère du film est si curieux que ce n’est pas possible de quitter des yeux l’écran.

Ainsi, avec tous ces éléments qui s’unissent dans ce film émouvant, je crois que c’est le meilleur film de l’année. Incendies est nommé pour un Oscar et a gagné plusieurs prix. Ne manquez pas cette tragédie moderne !

kchuile@gmail.com'

Kenneth Koo dit:

« Incendies »: Une belle tragédie

Beau, tragique, bouleversant – c’est « Incendies », le film réalisé par le cinéaste Denis Villeneuve en 2010. Maintenant, ce film est nommé aux Oscars et a déjà reçu plein d’éloges par les critiques. D’après moi, « Incendies » est peut-être le meilleur film – le plus riche et le plus complexe – que j’ai vu.

L’intrigue suit les jumeaux québécois, après la mort de leur mère, et leur voyage au Moyen-Orient pour trouver leurs racines compliquées. Ainsi, leur mission devient vite un mystère profond. Comme « Incendies » est originalement adapté d’une pièce de théâtre éponyme, le réalisateur D. Villeneuve se trouve face au défi de rendre la même histoire et l’intrigue avec l’intimité et l’air dramatique qu’une pièce de théâtre possède. Alors, ce n’est pas facile mais avec l’aide des acteurs, qui sont tous talentueux, cette tâche devient possible. Les acteurs principaux ont efficacement vécu les vies de leurs personnages devant les yeux des spectateurs : les larmes, le sang et l’émotion – tous sont merveilleusement transmis. Le film essaie de s’attaquer à un certain nombre de thèmes – la politique, l’amour, la haine et la perte – et pourtant, en moins de deux heures, tous ces thèmes sont bien explorés.

Ensuite, on ne peut pas oublier la musique qui rend ce film si réel et efficace. La musique de Radiohead est utilisée, mais seulement deux ou trois chansons. Comme les thèmes qui reviennent pendant tout le film, il y a une répétition de ces chansons, qui relient tout le film, les personnages, les conflits et les thèmes.

À propos de la chronologie de « Incendies », il n’y a pas d’ordre véritable. En effet, les scènes sont développées comme un grand mystère – toutes sont révélées aux spectateurs en pièces… jusqu’à la grande fin. Cette fin, donc, est comme une explosion – tragique mais belle.

Quant à moi, je considère ce film comme une grande œuvre d’art et un vrai grand succès du cinéaste Denis Villeneuve. Par conséquent, il est très difficile pour moi de trouver quelque chose de négatif à dire à propos de « Incendies ». Je raconte qu’après la fin du film, je suis resté assis dans mon fauteuil pendant plus de quinze minutes, choqué. Aujourd’hui, le même sentiment reste avec moi.

Sophie.Silkes@mail.mcgill.ca'

Sophie Silkes dit:

Le voyage de la colère

« Incendies » est un film de Denis Villeneuve qui était, à l’origine, une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad. Il s’agit du voyage des jumeaux, Jeanne et Simon, dans le passé de leur mère, Narwal Marwan, à sa propre demande. Elle est morte et elle a mis deux enveloppes dans son testament destinées l’une à leur père et l’autre à leur frère. Premièrement, seule Jeanne se rend au Moyen-Orient pour découvrir la vérité à l’état brut de sa mère, mais ses découvertes sont si inquiétantes que Simon la rejoint pour conclure leur tâche.

À la fin du film, je suis restée à ma place, complètement immobile, les larmes dégoulinant sur mon visage. Je n’avais jamais vécu un moment comme ça— à cause d’un film, en plus— où j’étais complètement immobile, frappée par une des vérités de la vie représentée par un film. Le passage de la colère et de la haine contre la présence d’un amour incroyable, plein d’espoir, m’a rendu accablée par la beauté des expressions humaines qui avaient dansé sur l’écran. Je pense que tout le monde était ému, mais chaque personne à sa propre manière.

Selon moi, l’évolution de la colère et son transfert de Narwal à ses enfants, les trois, étaient quelques-uns des thèmes les plus frappants. Au début du film, quand le notaire lit le testament et la description, selon Narwal, de l’enfance comme « un couteau planté dans la gorge » qu’on doit enlever pour devenir adulte, ça a commencé ce passage et a donné aussi les premiers signes de la force d’âme incassable de Narwal.

Même si elle avait vécu l’enfer dans son village avec la perte de son amour Wahab, dans la prison de Kfar Ryat quand elle est devenue « la femme qui chante », elle n’a miraculeusement pas perdu son espoir. Bien que je n’aie jamais senti les émotions particulières de Narwal, j’ai ressenti la colère hypothétique qui coulerait en moi-même et le sentiment d’avoir perdu la foi en moi-même comme femme après avoir reçu le traitement que Narwal a supporté. J’ai senti mon existence comme femme très fortement, et le film m’a aussi forcée à questionner ma capacité à pardonner.

Le moment le plus frappant, si j’étais capable d’en choisir un, ce serait le moment quand la mère, comme narratrice, a lu les lettres pendant que nous voyons son premier fils, Nihad de Mai, quand il lisait ses deux lettres. C’était profond parce que j’ai ressenti le soulagement de Narwal, j’ai presque vu le fardeau de la colère et de la haine enlevé avec la libération qu’elle-même et ses jumeaux ont trouvée, sachant que leur action était finie. Même s’ils ont découvert l’horrible vérité, la vérité les a vraiment libérés.

« Incendies » était une belle expression des sentiments les plus vulgaires, mais grâce à la subtilité des émotions — il n’y avait pas beaucoup de dialogue, comme dans une pièce de théâtre — et les moyens par lesquels elles étaient acheminées (la colère, par exemple), c’était comme si elles étaient ressenties par les personnages, pas vraiment exprimées avec des mots et actions. J’ai quitté le cinéma avec la conscience d’être vivante et femme, capable d’un amour triomphant. Par une description brutale de la violence, « Incendies » a perpétué le message de l’espoir éternel.