neige-coqou le reflet de la psyché québécoise tiraillée entre le français et l’anglais. Au nom de son exception française et de sa spécificité culturelle (et leur défense respective), comment peut-on en arriver à reprocher à un journaliste, sa sélection musicale en faisant de la course à pied hivernale ?

Cela commence par une chronique anodine, comme son titre l’indique, Huit conseils pour réussir son régime, laquelle a pourtant suscité tout sauf des réactions anodines justement. Marc Cassivi explique dans sa chronique suivante Courir en français que : « Quand je cours, je ne cours ni en français, ni en anglais, ni en portugais. Je cours en écoutant de la musique pour oublier que ma fréquence cardiaque accélère et que les muscles de mes cuisses me font souffrir. »

Vous l’aurez compris, le cœur du débat ne réside pas dans la course à pied, ni dans les sports d’hiver mais plutôt dans le  fait d’être, au sens plein du terme, dans une société où l’Autre existe tout en côtoyant ou pas – mais sans pouvoir les ignorer du moins, des groupes linguistiques variés, reflets de la mondialisation des échanges et des biens culturels.  Alors comme Marc Cassivi le remet en perspective : « Faudrait-il, à priori, parce que je suis chroniqueur aux pages culturelles, que je ne regarde et n’écrive que sur des émissions de télévisions et des films doublés en français ? Que je ne lise que des romans traduits ? Que je prétende boire que des vins bourguignons, mais surtout pas de l’Oregon ? »

Pour y répondre, lisez les deux chroniques, vous n’aurez aucune difficulté à vous forger votre propre opinion.

Bonne année 2012 !

↪ Donnez votre opinion en 150/ 250 mots. Employez des expressions de l’opinion et des sentiments riches. N’utilisez pas « je pense que » ni « je crois que ».

La suggestion musicale de Marc Cassivi :

Crédit photo : http://lesmatines.wordpress.com/