Alain Souchon nous invite à réfléchir en chanson et en images à cette question plus qu’actuelle, quand le mot religion rythme avec malaise…

© La vie Théodore, 2005, Virgin

Et si en plus y a personne est extraite de l’album La vie Théodore (2005) de l’auteur-compositeur-interprète franco-suisse Alain Souchon.

Il s’agit d’un hommage à Théodore Monod (1902-2000) scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. Spécialiste du Sahara, sa particularité a été d’y avoir fait de nombreuses expéditions à pied. C’était un écologiste convaincu avant l’heure et a pris part aux mouvements antinucléaire, antimilitariste, non violents, et de défense des Droits de l’homme. Il était protestant.

Alain Souchon lui dédie cet album engagé  qui explore, et questionne, les valeurs dans notre monde contemporain. Il y aborde la religion, la société de consommation, les relations humaines, etc.

Paroles

↪ Quelques questions à se poser pour mieux comprendre cette chanson :

  • Quelles religions est-ce que ces trois prénoms : Abderhamane, Martin et David représentent ?
  • Quelle est la particularité des images et extraits de films montrés dans le vidéo clip ?
  • Dans le titre de cette chanson, à qui « personne » fait-il référence ?
  • Que signifie le verbe « zigouiller » (niveau de langue : français familier ou populaire) ?
  • Les paroles de cette chanson mettent en relief un paradoxe. Lequel ?

⚐ Tout au long de cet album, on peut  établir un parallèle entre la vie de simplicité, de dépouillement et de recueillement, comme celle de Théodore Monod lorsque il se rend dans le désert, par opposition à l’accumulation de biens matériels caractéristiques de notre société de consommation dans laquelle nous vivons.

Nous vous proposons cet extrait à méditer…

Dès que l’oasis, ses maisons, sa vie facile et confortable – pensez donc, un lit, du camembert, des chaises, du pain ! – auront disparu à l’horizon, ce sera de nouveau la vie sauvage élémentaire, brutale et dépouillée à souhait, mais il faut le reconnaître, parfaitement salubre.

Toujours « agréable », non ; saine, oui, et pleine d’enseignements pour des « civilisés » ayant fini par confondre l’accessoire et l’essentiel, et par encombrer leur existence d’une foule d’éléments artificiels, de besoins factices, de malsaines inutilités qu’ils considèrent naïvement comme l’« indispensable ».

Théodore MONOD,  Méharées (p146)

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