A travers le prisme des cultures, valeurs et croyances…

Un fou tue une femme infidèle dont le mari est absent ; qui est responsable de ce tragique fait divers ?

Une jeune femme mariée, délaissée par un mari trop pris par son métier, se laisse séduire et passe la nuit chez son séducteur, dans une maison située de l’autre côté de la rivière. Pour rentrer chez elle le lendemain, au petit matin et avant le retour de son mari, qui revient de voyage, elle doit retraverser le pont qui enjambe la rivière. Mais un fou menaçant lui interdit le passage. Elle court alors trouver un passeur qui lui demande de payer le prix du passage. La jeune femme n’a pas d’argent. Elle explique et supplie mais il refuse de travailler sans être payé d’avance. Elle va alors trouver son amant et lui demande l’argent de la traversée. Il refuse sans explication. Elle va trouver un ami célibataire qui habite du même côté et qui lui voue depuis toujours un amour idéal, mais à qui elle n’a jamais cédé. Elle lui raconte toute l’histoire et lui demande de l’argent. Il refuse : elle l’a déçu en se conduisant si mal. Elle décide alors, après une nouvelle tentative auprès du passeur, de passer le pont. Le fou, qui monte toujours la garde, l’agresse et la tue en la battant.

_Dossier Objectifs 

  • Argumenter autour de la notion de responsabilité dans nos sociétés.

  • Prendre conscience de l’influence de notre culture et groupes d’appartenance ainsi que de nos valeurs dans l’analyse d’un fait divers.

  • Négocier.

 

 

Capture d’écran 2015-04-19 à 15.59.33 Qui est responsable ?

  • Réalisez un classement des personnages – par ordre d’apparition dans cette histoire : la jeune femme, le mari, le séducteur, le fou, le passeur et l’ami – en fonction de leur degré de responsabilité, du moins responsable au plus responsable. Listez vos arguments.
  • Le fou est-il responsable étant donné qu’il est fou ?
  • Quelles valeurs sont en conflit dans cette triste histoire ? Sont-elles négociables selon vous ?

 

Capture d’écran 2015-04-21 à 16.43.16Attention ! Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Toutes les réponses sont acceptables du moment qu’elles sont argumentées !

 

 

L’activité « Le fou » est adaptée de l’ouvrage Formation à l’expression écrite et orale de J. Laverrière, M. Santucci et R. Simonet (2004).