L’identité d’une ville se trouve dans sa trame urbaine, dans son architecture, mais aussi dans le graphisme de ses enseignes. Philippe Lamarre a entrepris de recenser ce design graphique vernaculaire à travers le monde et, notamment, à Montréal. Portrait d’un aventurier d’un design urbain perdu…

Design graphique vernaculaire

« En vacances, je passe mon temps à prendre des photos de choses sans intérêt », confie-t-il avec un sourire entendu. Panneaux « no parking », enseignes de commerces, pancartes peintes à la main et autres graffitis en tous genres. « J’adore la trace humaine derrière ce graphisme parfois maladroit, mais toujours authentique. » Pour le designer, ce graphisme fait même partie des éléments-clés qui permettent d’identifier une ville. Il trouve dans les vieilles enseignes des symboles urbains. À Montréal, l’enseigne de l’ancienne épicerie Simcha du boulevard Saint-Laurent symboliserait ainsi la coexistence souvent difficile des cultures anglophone et francophone. « Avec la loi 101, beaucoup d’enseignes écrites en anglais ont dû être réécrites en français. Mais avec le temps, l’ancienne inscription réapparaît. »

Tiré de : http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=25&article=70281