Cette démarche est tirée de l’épisode 6 Le déclin de l’Église et la libération de la femme de l’ émission – La révolution tranquille – Cinquante ans après  diffusée à la radio de Radio-Canada

Vous trouverez plusieurs dossiers sur le sujet :

et sur  Historia.tvi

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⚐ Pré-écoute

  • Dégénérations – Mes aïeux : paroles

 

 

  • Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, soit Le Temps d’une paix, téléromanest un téléroman québécois (diffusé de 1980 à 1986 à la Télévision de Radio-Canada) qui se déroule dans le Québec rural. et met en scène quatre familles : les Saint-Cyr, les Fournier, les Desrosiers et les Lavoie. À la tête de la famille Saint-Cyr, Rose-Anna, veuve et mère de sept enfants, dont trois seulement ont survécu : Antoinette, Juliette et Lionel. Rose-Anna habite avec Mémère Bouchard, la grand-mère de son défunt mari, Antoine. Elle a aussi pris sous son aile un déficient intellectuel surnommé Ti-Coune.

 

  • 1940, le 25 avril,  L’obtention du droit de vote des femmes au Québec

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bonheur d’occasion, roman et film, de Gabrielle Roy, brosse un portrait réaliste d’un quartier ouvrier montréalais. Il s’agit de l’un des premiers romans québécois ayant la ville comme arrière-plan. Gabrielle Roy s’est imprégnée de l’atmosphère de Saint-Henri et a su dégager les quelques joies et les souffrances de ce milieu populaire. Le 27 septembre 1947, elle raconte la vie du quartier Saint-Henri devant la Société royale du Canada. L’écrivaine est la première femme élue membre de cet organisme regroupant des scientifiques et des gens de lettres.  Sources : http://archives.radio-canada.ca/art_de_vivre/art_recevoir/clips/366/Bonheur d’occasion, film, a été réalisé et scénarisé par Claude Fournier et produit par l’ONF en 1983. Le scénario est une adaptation fidèle du livre du même titre de l’auteure Gabrielle Roy, Prix Fémina de 1947. En raison de la notoriété du roman, Universal Pictures de Hollywood avait acheté les droits pour en faire un film qui n’a jamais été fait. En 1940, à Montréal dans le quartier Saint-Henri, la Seconde Guerre mondiale qui ravage l’Europe, amène l’espoir d’un terme à la dépression économique qui maintient jusque là Saint-Henri dans la pauvreté. Florentine Lacasse y travaille au comptoir-restaurant du « Quinze-cents ». Elle remet son petit salaire à ses parents pour aider à la subsistance de sa famille trop nombreuse. Jean Lévesque séduit Florentine, mais sa pauvre condition ne convient pas à ses ambitions. Il essaie de la faire s’amouracher d’un copain, Emmanuel Létourneau. Le film raconte l’histoire de ces trois relations avec en arrière-plan la vie familiale difficile des Lacasse.

À l’entrée de la station de métro Saint-Henri

Bonheur d'occasion

 

 

  • 1948 – Le Refus Global

Lecture du manifeste Refus global par Françoise Sullivan from Moïse Marcoux-Chabot on Vimeo.

  • 1967 – Moi et l’autre – Comédie 

Dominique Michel, alias Dodo, et Denyse Filiatrault

 

 

 

Clémence Desrocher et Denyse Filiatrault

 


 

 

 

  • 1966, le 14 octobre : La création du métro de Montréal 

  • 1967 – Musique avec Renée Martel

  • 1967, le 27 avril – L’exposition universelle à Montréal

  • 1967, le 24 juillet – Le Général de Gaulle, président de la Ve république de France, lance son Vive le Québec libre!

  • 1968 – Mai 68 – En France

  • 1968, le 1er juillet, la création de la Régie de l’assurance maladie du Québec

La Loi sur les soins médicaux entre en vigueur. On y établit un programme de partage des coûts entre les 2 paliers de gouvernement : le gouvernement fédéral s’engage à assumer la moitié des coûts des régimes d’assurance maladie provinciaux et territoriaux. Des dispositions ciblées visent à assurer l’accès gratuit aux soins.

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⚐ Pré-écoute

Verbatim et enregistrement audioLe déclin de l’Église et la libération de la femme

 0:18 La révolution tranquille politique n’a pas été le seul grand changement des années ’60. Deux autres phénomènes aussi rapides et peut-être encore plus fondamentaux l’accompagnent et, en sont même, à certain égard, la cause : l’accès à l’égalité des femmes et la disparition radicale du pouvoir de l’Église catholique.

0:38 Voici un extrait d’un cours destiné aux jeunes filles de 1960 :

0:43 «Durant ces cours, une jeune fille apprendra comment s’asseoir convenablement, comment placer ses jambes, sa robe, ses mains. Comment se lever gracieusement, et comment marcher avec souplesse, sans cependant être affecté.»

1:00 Voix de femmes

1:08 Lise Payette : «Les femmes étaient élevées comme ça! Elles faisaient le ménage avec un tablier toute la journée, faisaient la cuisine et puis vers quatre heures, quatre heures et demi, quand l’homme s’annonçait, là elles allaient changer de tablier pour avoir un beau tablier blanc. eee Ça c’est fait dans toutes les familles. Les femmes faisaient ça parce que c’était comme ça qu’elles étaient élevées et puis, un jour, elles ont cessé de changer de tablier, puis elles ont cessé de porter un tablier.»

 1:38 Et puis, en 1961 survient un événement majeur.

 1:43 Un journaliste homme, de l’époque

«Le 14 décembre, pour la première fois dans l’histoire du Québec, une femme est élue au Parlement : Madame Kirkland-Casgrain succède à son père le Docteur Kirkland, ministre d’état dans [l’actuel (1961)] gouvernement et député de Jacques Cartier de 1939 jusqu’à sa mort [1962].

1:56 à 2:24 Voix d’hommes

«Monsieur Lesage, êtes-vous heureux du résultats des deux élections partielles?»

2:03 Monsieur Lesage

 «eee J’en suis très heureux, de même que mes collègues. La nouvelle nous est parvenue au moment où nous sommes en séance du cabinet, en séance du soir. Je suis particulièrement heureux du fait que j’aurai l’honneur d’être le premier des premiers ministres de la province, ou même des chefs de parti de la province à présenter, à la chambre, une femme députée. eee

2:39 Philippe Casgrain, un proche de Jean Lesage, était le mari de Claire Kirkland ou Kirkland-Casgrain comme on disait à l’époque.

2:36 «Ce qui est arrivé c’est que quand Philippe Kirkland est décédé… ee Lesage voyait un comté merveilleux qui pouvait offrir à quelqu’un comme Guy Favreau ou Pierre Laporte et cie. Il voulait le garder en réserve pour l’offrir à un de ses candidats mais il partait également pour Paris pour aller inaugurer La Maison du Québec. Alors, je l’ai appelé et j’ai dit M. Lesage, j’avais mon idée, M. Lesage, le comté va être orphelin, Dr. Kirkland est mort, faudrait bien quelqu’un pour s’occuper du patronage. Faut que je vous dise qu’à l’époque y restait encore un peu de patronage. Un grand comté hein, il y avait au-delà de 200 organisateurs, il y avait beaucoup beaucoup de choses à donner, si vous voulez donner entre guillemets, alors j’ai dit pourquoi pas nommer Marie-Claire qui a son bureau d’avocat dans le bureau de son père, qui va recevoir les gens dans le bureau Dr. Kirkland, ça serait parfait. Y a dit « Merveilleuse idée Philippe, je la nomme en charge du patronage dans le comté. Merci beaucoup. Alors, y est parti.

3:29 Femme journaliste

«Mais vous ne l’aviez pas dit je voudrais que Claire soit candidate pour devenir député»

3:32 Philippe Casgrain

«Non, non, non. Je s’vais qu’y aurait dit non. Si vous vous précipitez sur elle en disant qu’il faut une femme dans le parti… Ben voyons donc».

3:40 Femme journaliste

«Mais, vous me dites, qu’au départ, Monsieur Lesage ne voulait pas d’elle.»

3:42 Philippe Casgrain

«Non, au départ, non»

3:45 Claire Casgrain 

«Les organisateurs de mon père me connaissait et ils savaient que comme avocate, j’étais quand même capable même de m’exprimer en public, et voyait d’un bon oeil que je lui succède mais il y  avait  bon nombre d’autres personnes dans le comté qui voyait ça d’un oeil très répréhensif, même dans le parti libéral.»

4:08 Journaliste – homme

«Madame Casgrain, à plusieurs égards, la session qui vient de s’ouvrir, et la session des précédents, nous avons un nouveau lieutenant gouverneur, nous avons un nouveau chef de l’opposition… C’est aussi la première fois qu’une femme entre en assemblée législative, on voudrait sabord savoir après quelques séances, si vous éprouvez au milieu de ce parlementaire d’hommes, un grand sentiment de solitude ou de minorité, mettons?»

4:31 Claire Casgrain

 «C’était un peu inquiétant, je dois vous avouer (que) et, en plus, ee je me (étais) sentais rempli d’émotions parce que je suis allée si souvent en assemblée législative pour assister au débat et toujours pour voir mon père qui se trouvait là»

4:47 Lise Bacon

 «On était pleine d’espoir qui en ait d’autres qui suivent, En fait on avait tous un peu les clés sur ses épaules parce qu’on avait tous envie qu’elle nous donne, qu’elle nous ouvre les portes»

5:02 Lise Bacon, 12 ans plus tard, la deuxième femme députée à l’Assemblée nationale.

5:53 Claire Casgrain

«Ce n’était pas facile évidemment, étant la seule j’étais observée, mes moindres gestes, les moindre parole était analysée et jugée (ricanement) Ce n’était pas facile. Je devais être très prudente dans toutes mes déclarations.»

6:14 «Elle a réussi a ordonné la capacité juridique à la femme mariée, qui avant ne pouvait pas signer un bail, ouvrir un compte bancaire ou autoriser une chirurgie pour faire soigner ses enfants sans avoir la signature de son mari.»

6:18  Philippe Casgrain 

« […] conditions de travail : petit bureau au troisième étage avec la moitié d’un secrétaire, elle recevait une correspondance, ça rentrait des sacs complets de malle à tous les jours, personne point de vue arrangement, j’ai bien vu comment c’était une femme. Il n’y avait même pas de chambre de bains pour femme à l’étage […] parmi les hommes Lévesque brillant qui ont des idées à faire valoir, elle a connu tout ça.»

6:57 Journaliste de l’époque

«Dans le comté de Jacques Cartier, Madame Kirkland-Casgrain a été élu ministre en majorité par 50 648 voix. […]»

7:21 «Elle a battu tous les records et a battu toute le monde.»

[…]

7:46 Pierre Laporte député de Chambly […]

8:16 Femme journaliste

«Madame Kirkland-Csgrain, du point vue législative, quelle est votre avis, pensez-vous, quelle est la situation qui devrait être la plus redressée par rapport aux femmes?… un petit mot, là»

8:29 Claire Casgrain

 «Le statut juridique de la femme mariée bien évidemment, eee parce qu’après tout, nous les femmes mariées surtout les femmes mariées en communauté de bien, nous sommes des citoyennes de deuxième classe dans la province du Québec. Nous n’avons pas le droit de faire une foule de choses sans l’autorisation du mari.»

8:46 «Ben, j’vais vous donner un exemple. J’étais avocate, élue député et ee, je.. comme la session durait quelques mois, au lieu d’aller habiter à l’hôtel, ee je voulais louer un petit appartement et ma signature ne suffisait pas, malgré le fait que j’étais d’âge majeur, j’étais mariée, j’avais trois enfants, il a fallu que mon mari parte de la région de Montréal, où nous habitions, et qu’il se rende à Québec pour pouvoir signer le bail parce que ma signature à moi ne suffisait pas. Je trouvais ça absolument injuste et, je ne voyais pas,  c’était absolument stupide d’avoir ces différences entre les époux qui étaient ensemble des partenaires qui auraient dû avoir des droits égaux.»

9:43 Lise Payette

«On ne ne pouvait pas faire soigner ses enfants si le père n’était pas là pour donner son accord. Alors, un enfant pouvait se retrouver à l’hôpital, y avait besoin d’une opération rapide et non, la mère ne suffisait pas, il fallait trouver le père.»

10:07 En 1964 «En ce qui concerne les femmes mariées en communauté de biens, elles pourront intenter des procédures sans l’autorisation de leur mari, accomplir beaucoup de choses. En son absence, elles pourront faire rentrer unenfant à l’hôpital pour une intervention chirurgicale….»

10:28 Philippe Casgrain 

«Pour ce qui est du Bill 16, évidemment (toé) [tous les]  députés la voyait faire en disant ça y est les femmes vont encore prendre la place mais il y avait tellement de publicité autour d’elle. Elle avait tellement de cet aura de femmes extraordinaires autour d’elle que personne n’aurait osé la critiquer publiquement, privément, y ne s’en gênaient pas. À partir de ce moment-là, une femme devenait beaucoup plus libre. Vous rendez vous compte que, jusqu’à ce moment-là, une femme ne pouvait pas signer un compte de banque tout seule? L’autorité paternelle au-dessus de l’autorité. C’était vraiment dégueulasse. Mais y’avait beaucoup d’hommes qui s’accommodaient volontier de ça, vous savez.»

11:00 Claire Casgrain

«Lorsque j’ai présenté le projet de loi numéro 16 qui accordait la capacité juridique à la femme mariée, en première lecture à l’occasion du débat, j’étais interrompu par un député de l’opposition qui m’a dit mais qu’est-ce vous faites, qu’est-ce le député de Jacques-Cartier fait des enseignements de Saint-Paul. À l’époque, effectivement les gens se posaient des questions. Heureusement, il y avait un encyclique du pape Pacem terris de Jean XXIII qui disait que la femme avait des droits, non seulement des devoirs mais des droits égaux à ceux de l’homme… Alors, heureusement, j’ai pu donner cette réplique et après ce débat  les députés de l’opposition se sont tenus cois et j’ai pu continuer mon discours sans autre interruption.»

11:46 Avec cette bénédiction du Vatican, cette loi 16 est finalement adoptée.

11:50 Lise Bacon

«Ça changeait drôlement la vie des gens là. C’est une loi extraordinaire. Je pense qu’on doit lui être reconnaissante de ça. Parce que, elle a dû faire, moi j’étais pas au conseil des ministre mais elle a dû faire de grandes batailles pour y arriver.»

12:05 Lise Payette

«C’était important et ça été très très significatif pour les femmes. C’était le premier jalon vers la reconnaissance des droits des femmes.»

12:21 C’est cette même année, ’64 que Lise Payette revient au Québec après un séjour de six ans en France.

12:27 Lise Payette

«Et moi, je me souviens, qu’un moment donné, j’ai dit à des amies qui me demandaient «Trouves-tu que c’est changé» et ma réponse a été ce que je trouve qui est changé ce sont les femmes du Québec. J’étais partie moi, au moment où les femmes après un souper d’amis, s’en allaient dans la cuisine, s’occupaient des enfants et les hommes s’en allaient au salon voir du hockey et ou discuter de politique et quand je suis revenue, six ans plus tard, les femmes n’allaient plus dans la cuisine. Ou bien, on y allait tous ou les femmes s’en allaient au salon avec les hommes et elles prenait la parole, et ça, ça été une révélation pour moi, qu’elles aient quelque chose à dire parce que c’était pas évident quand je suis partie et qu’en plus, qu’elles le disent devant les hommes, sans qu’elles n’aient l’impression qu’elles prenaient une place qui n’était pas la leur et ça, ça été une grande grande découverte.»

13:22 «Je ne sais pas si c’est l’arrivée des libéraux au pouvoir, je ne sais pas si c’est l’arrivée de Jean Lesage et de l’équipe du tonnerre, je ne sais pas si c’est le fait que, tout à coup, l’éducation devenait une chose possible pour les filles, hein on en parlait beaucoup beaucoup. Alors est-ce que c’est ça qui a ouvert un rideau et que les femmes aient dit hey nous aussi on est là, là. Alors il y avait un peu cette attitude de «tenez compte de nous» et ça c’était tout à fait nouveau.»

13:55 Journaliste-Femme La Fédération des femmes du Québec a été fondée, la fin de semaine dernière [Les 23 et 24 avril 1966], à Montréal au cours d’un congrès de deux jours auquel ont participé environ 350 femmes venues de toutes les régions la province  afin de défendre les intérêts et les droits des femmes. Madame Thérèse Casgrain a été élue…

14:08 Lise Payette

«C’était Thérèse Casgrain qui a fondé la Fédération des femmes. J’étais présente, moi, à la Fondation et c’est grâce à elle et les femmes qui l’entourait mais c’est elle qui a pris la tête du mouvement cette fois-là. C’était nouveau que les femmes sentent le besoin de se réunir. On prenait à peine conscience de la force que l’on pouvait représenter quand on était regroupées. On n’avait jamais compris ça. C’est extraordinaire les femmes, une dans chaque maison qui ne se parle pas, qui ne se voit pas, qui ne se connaisse pas, avec le résultat que, on rencontre une autre femme, on ne sait pas c’est qui, comment elle pense, et tout ça, et là pour la première fois, on découvrait qu’elle est comme moi, elle pense comme moi, elle a envie que ça change comme moi, c’était absolument extraordinaire, cette nouveauté dans nos vies, cette amitié, ce côté rassembleur qu’on avait jamais connu comme femme.»

15:13 Au cours de ce congrès, Paule Sainte-Marie s’est entretenue avec quelques membres présents ainsi qu’avec l’honorable René Lévesque a été invité à s’adresser

15:20

15:27 «[…] ne voudrait pas que la fédération des femmes du Québec qui ne devient pas une affaire politique. Qu’est-ce que vous en pensez?»

15:29 René Lévesque

«Ben, moi, je suis parfaitement d’accord, d’autant plus d’accord, que ça serait baroque pour les femmes si elles veulent spécifiquement se réunir comme femme et jouer le rôle de pression qu’elles peuvent. Très utilement jouer au point de vue familial, au point des conditions de la femme dans la société, au travail, par exemple, ben il ne faut pas que ce soit partisan, s’il n’y a avait pas de pression on s’endormirait collectivement, à ce moment-là, on n’avancerai pas.»

15:52 Journaliste femme

15:57 René Lévesque

16:02

16:08 «Femme d’aujourd’hui vous est présentée par Radio-Canada …»

16:15 Dans la deuxième moitié des années 60, Aline Desjardins animait la très populaire émission de télévision «Femmes d’aujourd’hui» et Lise Payette, la célèbre émission «Place aux femmes» à la radio

16:26 Aline Desjardins

«Je rencontrais souvent des femmes qui me disent vous ne savez pas tout ce que vous nous avez apporté, parfois je rencontre leurs enfants qui disaient que oui, il fallait garder le silence quand Femme d’aujourd’hui commençait, fallait rester tranquille. C’était une façon d’ouvrir les vannes, si on veut, et puis de transgresser les lois édictées par d’autres, par des maris, des patrons, par l’église, et moi, je trouvais important que les filles qui se préparaient ou les femmes qui voulaient retournées sur le marché du travail ou à l’université et d’autres modèles que l’enseignante, l’infirmière ou la femme à la maison. Je veux dire que, qu’on sorte de ce trio.»

17:12

17:17 Voix de femme : «Place au femmes, vous êtes au plus féministe des magazines féminins»

17:27 Voix d’homme : «On ne parle plus des hommes»

17:31 Lise Payette

«Moi, je suis rentrée, et j’ai vu la famille Plouffe [à la télé]. On ne peut pas dire là qu’il y avait là un gros changement dans le comportement des femmes. eee Sauf que de voir ce qui se passait terrain de voir les femmes là de voir où je les retrouvait gout de faire une émission de radio qui s’adresse à elle et moi ça donner Place aux femmes juste le titre immense leur place la leur pas celle des autres et quand je leur dit que c’était un magazine féministe mauvaise presse ne se maquillait plus, s’habillait comme des hommes, que ne voulait pas d’enfants.»

Aline Desjardins

[…] on nous accusait de toute sorte de chose, on me voyait comme une bête noire. Je me souviens un jour, un chauffeur de taxi m’a dit non pas vous, non vous sortez considérez sa femme travail, […] je représentais dans le fond, l’émancipation de leur propre femme, tant que c’était les autres ça convenait. mais pour eux non.

L’invention majeure pour l’émancipation de la femme, c’est la pilule contraceptive, qui n’est pas seulement immorale devant l’Église, mais illégale dans la siétét civile.

19:32 La gynécologue Lise Fortier, en 1964, … reproduction qui était un problème économique bien sûr mais aussi médical…parce que des grossesses répétées finissent par affaiblir la mère, le taux de mortalité est plus élevé après 5 enfants, le vieillissement prématuré…

Autre femme médecin

«J’en prescrivais, sous formule hypocrite[…]»

20:59 En latin

Prêtre Rosaire «C’est pour ça qu’y venaient se confesser, c’étaient péché, y étaient en dehors de l’église, une grande file de personnes qui prenaient la pilule qui voulait communier, ne voulaient pas être en état de péché»

Lise Payette

«La toute première fois qu’on a parlé de la pilule à la radio… j’ai été convoqué devant les patrons de Radio-Canada pour m’expliquer. Ils disaient que c’était quelque chose qui se discutait en chambre, dans les églises, pas à la radio, c’était majeur dans la vie des femmes.»

Voix à la radio : «trois c’est suffisant pour moi… un genre de liberté»

Lise Payette

«C’est vrai que c’est une libération incroyable, fondamentale, elles possèdent leur corps , elles contrôlent, choisissent,

La peur des hommes …

24:09 Lise Fortier, gynécologue

l’hostilité des hommes face à la contraception

Lise Payette

«pas facile de trouver le bon médecin qui acceptait de la prescrire. Il n’en avait pas beaucoup à ce moment-là. Parfois un homme plus ouvert que les autres, ça se comptait sur le bout des doigts d’une main, à Montréal, alors on se passait le nom, d’une femme à une autre, ‘garde va voir un tel, une telle.»

24:36 Monseigneur Paul-Émile Léger qui récite le chapelet

25:04 Lise Fortier

«Je connaissais plusieurs prêtres qui eux étaient pas d’accord sur cette guerre sur la contraception, c’était surtout les Dominicains, alors je leur disais à ces patientes si vous n’aimez pas votre médecin alors vous allez changer de médecin, alors si vous n’êtes pas contente de votre confesseur, changer de confesseur. Elles avaient un air un peu éberlué quand je leur disais ça, pis là, je leur fournissais une liste de prêtres avec une attitude tolérante.»

25:35 Chanson La pilule d’or chanson chantée par Soeur Sourire (défroquée) – Paroles

24:77 Prêtre

[…| Le dimanche qui est profané, le jour du Seigneur, le jour de Satan, sacré coeur dans certaines campagnes

des automomobiles stationnés devant les hôtels qui servent de l’alcool malgré la loi et personne n’arrête ces vendeurs

28:00 Examen de conscience – Groupe humoristique Les cyniques 1964

Marc Laurendeau

30:22 Le journaliste

... l’église a abandonné l’éducation, a abandonné les hôpitaux. Ces reculs-là, ben y’étaient dus

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⚐ Pré-écoute

Post-écoute 

  • 1970 – La crise d’Octobre , Le Front de la libération du Québec (FLQ)

  • Émissions de télévision pour les femmes

Janette Bertrand, née le 25 mars 1925 dans le quartier (Centre-Sud) de Montréal, est journalistecomédienneécrivaine et féministe québécoise. Elle a étudié en lettres à l’Université de Montréal, ce qui l’amène à devenir journaliste en 1950. Au Petit Journal, elle se voit confier une chronique qui la sensibilise aux revendications des féministes. Par la suite, elle devient animatrice de radio pour l’émission quotidienne Mon mari et nous, diffusée par CKAC pendant plusieurs années. Ensuite, elle anime un rendez-vous télévisé où des personnes sont invitées à s’exprimer sur différents sujets qui touchent les gens de près comme la famille, le couple, la sexualité. Elle a marqué plusieurs générations de femmes, entre autres avec ses téléromans dramatiques, faisant partie de la série intitulée L’amour avec un grand A, qui abordent des sujets controversés, comme l’homosexualité et le SIDA.

Épisode Jacqueline et Jacques tiré de l’émission L’amour avec un grand A.

 

 

    • 1980 – Les Yvette


Les Yvettes 1980 Quebec par Discodandan