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[…] Le meilleur endroit pour quêter, rue Sainte-Catherine, c’est sous la grosse sculpture à côté du complexe Desjardins, qui ressemble à un cheval volant ou à une chauve-souris à deux têtes selon la quantité de gin blanc avalée. Là, il y a de l’espace, de l’intimité et de la visibilité en même temps, et surtout un toit pour se protéger de la pluie ou du soleil, même si le soleil est rarement un problème à Montréal. De belles phrases sont gravées sur les parois (« La société de demain appartiendra tout entière à ceux qui savent s’unir », « L’union pour la vie plutôt que la lutte pour la vie », « S’unir pour servir »), ronronnantes comme des sentences de mononcles dans des partys de familles qui tu n’as jamais eues. C’est une vraie bonne sculpture aussi confortable qu’un début de maison, et si je rencontrais l’artiste qui l’a faite, ça ne me gênerait pas du tout de lui serrer la main. C’est mon abri à moi, tout le monde le sait, même le sournois de Pou qui vient de me le piquer. 

 

Biographie de l’auteure Monique Proulx

http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/auteurs/monique-proulx-1107.html

 

Entretiens

journal : http://www.lapresse.ca/arts/livres/entrevues/201504/24/01-4864006-monique-proulx-les-visages-de-montreal.php

audio : http://www.radio-canada.ca/Medianet/2006/CBF/VousMenLirezTantLete200608201505_1.asx