Consignes :

«Il ne faut pas tout confondre, c’est ça que je te dis. Moi aussi, des tas de petits trucs me sont arrivés qu’il serait facile d’interpréter idiotement comme des effets du racisme au lieu d’y voir les effets de la surprise. La surprise, frère, est un grand déstabilisateur de l’être humain.» (p. 142)

  • Vous est-il déjà arrivé d’être déstabilisé(e) à Montréal ? Comment expliquez-vous les raisons de la surprise dans ce contexte ? Pourquoi survient-elle ? Quelles seraient les meilleurs façons d’éviter que les effets de la  surprise soient interprétés comme des effets du racisme ?

↪ Vous utiliserez les mots clé de la nouvelle qui porte sur ce thème.

Un réponse à CARNET Noir et blanc

caroline.marciniak@mail.mcgill.ca'

Caroline Marciniak dit:

Une Surprise

Il m’est arrivé d’être déstabilisée à Montréal à cause de l’importance que les Québecois mettent sur la communication en français. En octobre 2009, j’ai travaillé dans un bar de jazz à Montréal, sur le Plateau—un milieu très francophone à Montréal. Lors de mon premier jour de travail, j’ai parlé à un client en anglais, et le client a été horrifié, disant que le Québec était une province francophone et que je n’avais aucun droit de travailler ici si je ne parlais pas le français parfaitement. C’était la première fois dans ma vie que je sentais du racisme contre les anglophones et de l’hostilité envers les différences linguistiques. Je suis toujours contre ce genre de racisme, mais depuis j’ai appris que c’est aussi important de respecter les coutumes linguistiques d’un endroit, et qu’on doit « s’assimiler » un peu afin d’éviter les tensions culturelles.